Quinte-Curce annoté par Montaigne

De rebus gestis Alexandri Magni…, Bâle, H. Froben, 1545
Localisation : Fondation Martin Bodmer, Cologny-Genève (Suisse)

Introduction (A. Legros, 03/07/2013)
Notice (A. Legros, 2013)
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Édition (A. Legros, 2013)

Introduction

Au bas de la page de titre d’un exemplaire du De rebus gestis Alexandri Magni de Quinte-Curce, publié à Bâle par Froben en 1545, on peut encore lire, bien que biffée, la signature de Montaigne. Plus haut se trouve l’ex-libris de Montesquieu. Conservé à la Fondation Martin Bodmer (Cologny-Genève), cet ouvrage doublement précieux contient aussi une centaine de notes de la main de Montaigne, puis en fin de volume un jugement de synthèse où celui-ci précise qu’il a lu ce récit d’une traite et avec grand plaisir, en juillet 1587, à l’âge de 54 ans. Il y dit encore qu’il a négligé les deux premiers livres (ajoutés plus tard par Christophe Brunon, un moine bavarois). Le texte est en latin, mais les notes autographes sont toutes en français, souvent abrégées (« alex » pour Alexandre)

Elles sont presque toutes brèves, comme il convient à de simples balises de lecture. L’exemplaire ayant été rogné, plusieurs de ces marginalia obligent à conjecturer tel début ou telle fin de mot, ce qui conduit parfois à des divergences entre les conjectures de R. Dezeimeris (Revue d’Histoire Littéraire de la France, en plusieurs livraisons, de 1909 à 1914) et d’A. Legros (Montaigne manuscrit, Paris, Editions Classiques Garnier, 2010, p. 625-652). Dans une autre encre, une autre main a tracé d’un bout à l’autre de l’exemplaire (y compris les deux premiers) quelques accolades et traits de plume en face de certains passages.

Mentionné plus de soixante-dix fois dans les Essais, Alexandre est l’un des trois noms du palmarès « Des plus excellens hommes » (II, 36), où le Macédonien est préféré à César lui-même. Plus loin et plus tard (III, 13), Montaigne rapportera toutefois ce mot de Philotas qu’il avait aussi signalé par une note sur le Quinte-Curce de Cologny (p. 88) : « il y a dequoy plaindre les hommes, qui auront à vivre avec un homme, et luy obeyr, lequel outrepasse, et ne se contente de la mesure d’un homme. »

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Édition par A. Legros

  1. Version diplomatique
  2. Version régularisée
  3. Version modernisée

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