Archives de catégorie : Archives familiales

Premier testament de Marie Le Jars de Gournay, 1596

Localisation : Paris, Archives Nationales, Minutier central

Introduction (A. Legros, 14/09/2017)
Images
Transcription (A. Legros, 14/09/2017)

Introduction

Des trois testaments rédigés par Marie Le Jars, plus connue sous le nom de Marie de Gournay en tant que « fille d’alliance » de Montaigne et éditrice de ses Essais posthumes de 1595, le plus ancien, olographe et daté du 28 novembre 1596, pourrait être qualifié de testament de jeunesse, du moins pour nous qui savons que la testataire, alors âgée de 31 ans, avait encore 49 ans à vivre. Les testaments de 1642 et 1644 ainsi que leurs codicilles seront, quant à eux, ceux d’une vieille femme « sentant sa mort prochaine », comme eût dit, mais un peu plus tard, Jean de La Fontaine.

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Contrat de mariage de Montaigne

Introduction (A. Legros, 18/05/2017)
Fac-similés
Édition XML-TEI

Localisation : Archives Départementales de la Gironde (FRAD033_3E4457)

Introduction

Les Archives départementales de la Gironde conservent, sous la cote 3 E 4457, le contrat de mariage entre Michel de Montaigne et Françoise de La Chassaigne, établi à Bordeaux le 22 septembre 1565 par Léonard Destivals, notaire royal, et sans doute rédigé par un clerc. Comme l’explique une « Nota » marginale de la main du notaire (avec signature) au f° 4 v°, ledit contrat a été « commué », par consentement mutuel des parties, en deux contrats, dont chacun est signé séparément par les futurs époux, leurs parents et leurs témoins : le contrat de mariage proprement dit, puis le contrat de « plaigerie » (caution). Ayant fait l’objet d’une copie et livraison à part, ce dernier est barré de traits obliques en diagonale comme demeurant « pour néant » dans le présent document qui réunissait les deux pièces.

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« Mémorial » de 1568 : vestiges d’un livre de comptes

Localisation : Bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck.

Introduction (A. Legros, 07/03/2015)
Photographies (CESR)
Édition (A. Legros, 2015)

Introduction

Parmi les titres de la maison de Montaigne conservés à la Bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck figure la couvrure en vélin — plats, dos et rabat — de ce qui fut un livre de comptes.

Sur l’un des plats, Montaigne lui-même a écrit en grosses lettres le millésime « 1568 », année du décès de son père. Sur l’autre, il a mentionné, toujours en bonne place, le nom de la ville de Bordeaux (« Bourdeaus »), peut-être pour indiquer qu’il ne s’agit là que des affaires proprement urbaines de ce père issu d’une famille de riches commerçants bordelais. Tout en haut, il a aussi indiqué la rémunération versée au notaire ou préposé aux écritures comptables : deux « receptes » (revenus) et deux « affermes » (fermages), sans autre précision.

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Notes de Montaigne et de ses successeurs

Ephemeris historica, Paris, Michel Fezandat et Robert Granjon, 1551
Localisation : Bibliothèque municipale de Bordeaux : Fonds patrimoniaux, Ms 1922

Introduction (A. Legros, 03/07/2013)
Fac-similés
Édition (A. Legros, 2013)

Introduction

Destiné à devenir un lieu de mémoire à usage personnel ou familial, l’Éphéméride historique (Ephemeris historica, Paris, Michel Fezandat et Robert Granjon, 1551, désormais Beuther) s’ouvre sur une dédicace de l’auteur, Michaël Beuther (1522-1587), juriste, historien et poète, à l’évêque humaniste de Würzburg, son protecteur. Viennent ensuite deux pièces, l’une en prose, l’autre en vers, adressées par Johann Richius à Camerarius et à Melanchthon, puis une élégie latine de Petrus Lotichius Secundus (Peter Lotz) adressée elle aussi à Camerarius (Joachim Liebhard, ce grand humaniste et important réformateur, était disciple d’Érasme et de Melanchthon), et enfin deux pièces en vers latins et grecs en hommage à l’auteur. Le volume s’achève sur une courte note érudite au lecteur, une série de commentaires savants (« In supputationem Annorum mundi », « De mensibus Hebræorum », « De mensibus Græcorum ») et un « Index Calendarii ». L’Ephemeris historica est en effet une sorte de calendrier commémoratif, un memorandum (« ce dont il faut se rappeler »), et non pas un agenda (« les choses à faire »), bien qu’il nous fasse spontanément penser à cet usage moderne dans la mesure où il consacre chaque page à un jour de l’année depuis le 1er janvier (l’Allemagne avait adopté le « nouveau style » dès 1544, neuf ans avant la France), ainsi qu’une page intercalaire au seuil de chaque mois.

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