Archives de catégorie : Archives familiales

« Mémorial » de 1568 : vestiges d’un livre de comptes

Localisation : Bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck.

Introduction (A. Legros, 07/03/2015)
Photographies (CESR)
Édition (A. Legros, 2015)

Introduction

Parmi les titres de la maison de Montaigne conservés à la Bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck figure la couvrure en vélin — plats, dos et rabat — de ce qui fut un livre de comptes.

Sur l’un des plats, Montaigne lui-même a écrit en grosses lettres le millésime « 1568 », année du décès de son père. Sur l’autre, il a mentionné, toujours en bonne place, le nom de la ville de Bordeaux (« Bourdeaus »), peut-être pour indiquer qu’il ne s’agit là que des affaires proprement urbaines de ce père issu d’une famille de riches commerçants bordelais. Tout en haut, il a aussi indiqué la rémunération versée au notaire ou préposé aux écritures comptables : deux « receptes » (revenus) et deux « affermes » (fermages), sans autre précision.

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Notes de Montaigne et de ses successeurs

Ephemeris historica, Paris, Michel Fezandat et Robert Granjon, 1551
Localisation : Bibliothèque municipale de Bordeaux : Fonds patrimoniaux, Ms 1922

Introduction (A. Legros, 03/07/2013)
Fac-similés
Édition (A. Legros, 2013)

Introduction

Destiné à devenir un lieu de mémoire à usage personnel ou familial, l’Éphéméride historique (Ephemeris historica, Paris, Michel Fezandat et Robert Granjon, 1551, désormais Beuther) s’ouvre sur une dédicace de l’auteur, Michaël Beuther (1522-1587), juriste, historien et poète, à l’évêque humaniste de Würzburg, son protecteur. Viennent ensuite deux pièces, l’une en prose, l’autre en vers, adressées par Johann Richius à Camerarius et à Melanchthon, puis une élégie latine de Petrus Lotichius Secundus (Peter Lotz) adressée elle aussi à Camerarius (Joachim Liebhard, ce grand humaniste et important réformateur, était disciple d’Érasme et de Melanchthon), et enfin deux pièces en vers latins et grecs en hommage à l’auteur. Le volume s’achève sur une courte note érudite au lecteur, une série de commentaires savants (« In supputationem Annorum mundi », « De mensibus Hebræorum », « De mensibus Græcorum ») et un « Index Calendarii ». L’Ephemeris historica est en effet une sorte de calendrier commémoratif, un memorandum (« ce dont il faut se rappeler »), et non pas un agenda (« les choses à faire »), bien qu’il nous fasse spontanément penser à cet usage moderne dans la mesure où il consacre chaque page à un jour de l’année depuis le 1er janvier (l’Allemagne avait adopté le « nouveau style » dès 1544, neuf ans avant la France), ainsi qu’une page intercalaire au seuil de chaque mois.

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