La version bêta du site internet « Montaigne à l’œuvre » est en ligne – Projet ANR MONLOE
Source: BVH Hypothèses
La version bêta du site internet « Montaigne à l’œuvre » est en ligne – Projet ANR MONLOE
Source: BVH Hypothèses
Édition numérique des 47 arrêts au rapport de Montaigne – ANR « Montaigne à l’Œuvre »
Source: BVH Hypothèses
Les Archives Départementales de la Gironde conservent, 47 arrêts manuscrits au rapport de Montaigne dont 10 sont autographes.
Les fac-similés de ces 47 pièces étaient déjà en ligne sur le site des BVH, avec leurs transcriptions par Alain Legros. Ces arrêts font désormais l’objet d’une édition XML-TEI en ligne, permettant ainsi dans la base Epistemon, l’affichage des textes en regard des images, la recherche plein-texte et proposant divers options de consultation et de lecture. Nous espérons que la lecture de ces pièces fera comprendre aux chercheurs et lectuers pourquoi Jacques-Auguste de Thou, premier président du Parlement de Paris, dira un jour que Montaigne avait été un conseiller « assidu », contrairement à ce qu’on croyait savoir jusqu’aux travaux récents de Katherine Almquist.
> Consulter l’édition en ligne des Arrêts du Parlement de Bordeaux sur BVH-Epistemon
> En savoir plus sur l’édition numérique XML-TEI des arrêts dans le cadre de l’ANR MONLOE.
Les premiers ouvrages de la bibliothèque de Montaigne numérisés à la bibliothèque Mériadeck (Bordeaux) dans le cadre du projet LABOREM (Equipex Biblissima) sont désormais en ligne. Parmi ceux-ci, signalons notamment un exemplaire des Essais de 1580 enrichi d’annotations manuscrites préparant l’édition de 1582 (FS n° 1226) ou une édition grecque des Orationes de Denys d’Halicarnasse portant un émouvant ex-libris inscrit par le jeune Montaigne à l’âge de 18 ans (FS n° 1236). Signalons également une Bible grecque (FS n° 1231), une édition des œuvres de Justin (n° 1246) ou encore une vie des empereurs romains par Egnazio (n° 1238), tous hérités par Montaigne de son ami étienne de La Boétie.
> Consulter la liste des livres de Montaigne et de La Boétie conservés (introduction par A. Legros)
Mise en ligne par les BVH le 9 janvier 2015 et établie par Alain Legros, la nouvelle mouture des « Vestiges de la bibliothèque de Montaigne », qui rassemble un peu plus d’une centaine de volumes, est plus qu’une simple mise à jour de la précédente. Tenant compte de la récente publication de B. Pistilli et M. Sgattoni sur La biblioteca di Montaigne, elle se déleste d’un certain nombre de données désormais imprimées, récapitule l’essentiel de ce qu’on sait, discute des cas prêtant à controverse, et fait surtout état de nouvelles découvertes, qui s’ajoutent à celles de nos amis italiens.
> Consulter la liste de la « librairie » mise à jour
Déjà en ligne sur le site des BVH, le fac-similé intégral du Lucrèce annoté par Montaigne (original à Cambridge) et la transcription du millier de notes autographes qu’il contient (par A. Legros, et selon trois versions) n’attendait plus que son introduction pour apparaître dans la liste des ouvrages contenant des notes de lecture de Montaigne. C’est chose faite.
> Introduction et édition par Alain Legros
> Fac-similé en ligne sur les BVH
La Boétie a laissé une centaine de notes de sa main en grec et en latin sur sept livres légués à Montaigne en 1563, livres marqués par l’héritier d’un petit « b. » au coin supérieur droit de la page de titre ainsi qu’onze autres de même provenance : « b » comme « boetie », et ces notes de La Boétie en témoignent s’il était besoin. Montaigne a-t-il fait son profit de ces brèves remarques philologiques ? En feuilletant les livres de son ami, il a pu du moins s’arrêter un moment sur telle ou telle sentence que celui-ci avait surlignée, parfois surpris d’un douloureux « pensement ».
> Introduction et édition par Alain Legros
Montaigne admirait César, dont il blâmait pourtant l’ambition toute dictatoriale. On peut le lire dans ses Essais, mais aussi, à une époque où le grand livre était encore en cours de rédaction, dans les notes manuscrites laissées sur le César de 1570 conservé à Chantilly. En particulier dans une longue note de synthèse autographe sur la Guerre civile, dont la lecture a été achevée en février 1578, quelques mois avant celle de la Guerre des Gaules. Deux mains : celle d’un probable secrétaire lisant à haute voix, écrivant sous dictée ou contrôle, et qui s’arrête au milieu de ce dernier récit ; celle de Montaigne qui, prenant le relais, intervient dans le champ du premier scripteur, achève son travail sur le premier commentaire, et couvre l’ensemble du second, attentif à la diversité des mœurs, aux techniques, à la géographie, aux caractères individuels, à la stratégie militaire, aux morts exemplaires.
> Introduction et édition par Alain Legros
Conservé à la Bibliothèque municipale de Bordeaux (Mériadeck), un exemplaire du livre italien de Franchi Conestaggio sur l’union du Portugal à la couronne de Castille (Gênes, 1585) contient non seulement la signature de Montaigne au titre, mais aussi une note autographe et un certain nombre de signes également autographes qui signalent son intérêt pour tel ou tel passage, en particulier ceux où il est question de Français et celles qui décrivent des morts édifiantes au combat. Celle de Moleï Moluc, roi de Fez, qui a inspiré une longue addition des Essais posthumes, avait d’abord été mise par écrit sur l’Exemplaire de Bordeaux par Marie de Gournay dès l’été 1588. Le présent inédit doit son existence à une heureuse observation de Toshinori Uetani (BVH).
> Introduction et édition par Alain Legros
Le Térence que Montaigne avait annoté de sa main fait partie d’une collection particulière. Les BVH ne sont malheureusement autorisées à en diffuser que quelques images numériques. Les transcriptions et traductions renouvelées d’A. Legros permettent néanmoins de montrer le grand intérêt de ces annotations en latin et en grec, rédigées à 16 puis à 20 ans (deux ex-libris). De quoi mesurer tout ce que devait le jeune homme à ses années de collège : exigences grammairiennes, attention philologique, éveil à la philosophie morale, pratique de la sentence, et même familiarité avec le théâtre. Dans ses Essais, Montaigne dira plus tard qu’il n’a cessé toute sa vie de relire Térence, toujours avec autant de plaisir que de profit.
> Introduction et édition par Alain Legros