Dans une lettre autographe d’une page, envoyée de Bordeaux le 26 novembre 1583 à un destinataire mal identifié, Élie Vinet cite le nom de « Montagne » à côté de ceux de Loisel, La Scala (Scaliger), Foix-Candale, Fauquelin, Borromée, Clavius, Oronce, Münster et Sacrobosco. Le savant antiquaire était régent au collège de Guyenne quand le petit « Michau » y entra. Au moment où il écrit cette lettre, il est principal de ce même collège et Montaigne est maire de Bordeaux depuis deux ans.
> Introduction (par A. Legros)
> Édition numérique XML-TEI de la Lettre du 26 novembre 1583 (sur BVH-Epistemon)
A noter : le site des Bibliothèques Virtuelles Humanistes se dote d’un nouveau mode de consultation alignant l’édition numérique XML-TEI aux images du fac-similé lorsque celles-ci sont disponibles. A ce jour, 15 textes sur 53 sont dorénavant concernés dans le corpus BVH-Epistemon.

Parmi les livres de la bibliothèque de Montaigne, plusieurs présentent l’intérêt d’avoir été annotés par Montaigne lui-même à divers âges. Leur numérisation est pour A. Legros l’occasion de reprendre l’édition de ces notes selon trois états successifs (diplomatique, régularisé, modernisé) sur le modèle du Lucrèce déjà en ligne. Son édition renouvelée des inscriptions peintes au plafond permet en outre, par un jeu de couleurs, de mieux apprécier les différences de lisibilité des lettres, de revoir les traductions et d’ajouter deux sentences aux 66 déjà publiées.
Des chercheurs de l’Université de Warwick (GB) et de l’Université François-Rabelais de Tours ont identifié le premier manuscrit de la bibliothèque de Montaigne.
Plus d’un millier de notes autographes, en latin d’abord, avec quelques mots grecs, puis plus tard en français, d’une main plus alerte : le