Dans le projet ANR MONLOE (« Montaigne à l’oeuvre », 2011-2015) ont été laissés de côté des signes et artefacts inclassables dans un ensemble principalement consacré aux œuvres, aux textes et aux documents relatifs à l’auteur, avec une extension (limitée) à deux autres personnalités, Étienne de La Boétie et Marie de Gournay. Après avoir étudié les inscriptions peintes sur les poutres de la « librairie » de Montaigne (2001), Alain Legros, dans Montaigne manuscrit (2010) et dans plusieurs contributions notables en ligne et en revue, a étudié les signatures manuscrites de Montaigne, les signes de correction et surtout d’insertion des additions autographes sur l’Exemplaire de Bordeaux, et il a édité l’intégralité des lettres.
Celles-ci laissent voir, plus ou moins mutilés selon l’état de conservation, des restes de cachets de cire sur cinq d’entre elles, et de sceaux de papier sur neuf autres, ce qui n’apparaît pas dans le balisage actuel, alors que le module « Correspondance » de la TEI le permet. Cinq cachets sur sept portent l’empreinte de la « devise » de Montaigne, une balance, emblème de la « suspension du jugement », tandis que les sceaux de papier représentent, simplifiées et en partie effacées, les armes telles qu’il les décrit dans les Essais. Enfin, l’avers de l’unique jeton conservé représente distinctement ces mêmes armes, et sur le revers figurent la balance et la devise grecque de Sextus Empiricus, Epechô, « je suspens ». Ces objets sont liés dans un « système graphique » certes non systématique chez Montaigne, mais néanmoins significatif d’une volonté d’assumer ses écrits, son identité sociale et singulière. Ils relèvent de plusieurs ontologies et de divers types de support (papier d’impression, papier à lettre – ce ne sont pas les mêmes –, métaux et cire), à intégrer aux fichiers XML-TEI. Continuer la lecture

Résultat des projets successifs du projet LABOREM (Biblissima, 2015) et plus largement des travaux menés autour de Montaigne, soutenus par l’ANR (projet MONLOE) et BSN 5 – Numérisation (projet CORPOREM), le site « Montaigne à l’œuvre » s’est étoffé et enrichi depuis sa mise en ligne en juillet 2014. Outre le dernier bilan d’avancement déjà lointain dédié à Montaigne 
L’équipe « Bibliothèques virtuelles humanistes » du Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours organise avec le SUFCO de l’Université de Tours une nouvelle session du stage d’« initiation à l’encodage XML-TEI des textes patrimoniaux », à destination des professionnels. Les inscriptions sont ouvertes via le formulaire en ligne. La formation se tiendra à Tours au CESR, les 26-27-28 octobre 2016.
Montaigne ne fit pas que feuilleter ou lire les livres des autres, ni écrire ou dicter le sien, il entretint sans aucun doute une correspondance non négligeable avec nombre de ses contemporains, parents, amis, collègues, « gens de justice et de finance », érudits, poètes, nobles, princes et rois, sans oublier les dames.
La toute première édition des Essais de Montaigne a été publiée en 1580 à Bordeaux chez Simon Millanges : la présente édition numérique a été réalisée d’après l’exemplaire du second état de la page de titre, conservé au Musée de Sologne de Romorantin (Fonds Émile Martin,
Montaigne ne fit pas que feuilleter ou lire les livres des autres, ni écrire ou dicter le sien, il entretint sans aucun doute une correspondance non négligeable avec nombre de ses contemporains, parents, amis, collègues, « gens de justice et de finance », érudits, poètes, nobles, princes et rois, sans oublier les dames.
La toute première édition des Essais de Montaigne a été publiée en 1580 à Bordeaux chez Simon Millanges : la présente édition numérique a été réalisée d’après l’exemplaire du second état de la page de titre, conservé au Musée de Sologne de Romorantin (Fonds Émile Martin,
Cette Théologie naturelle est une édition numérique en XML-TEI de la traduction par Montaigne de la Theologia naturalis du théologien catalan Raymond Sebond (mort en 1436). Elle est fondée sur la deuxième édition (Paris, Guillaume Chaudière, 1581) d’après l’exemplaire d’une collection particulière
Cet exemplaire exceptionnel des Essais de 1588, dit « Exemplaire de Bordeaux » car il est conservé à la Bibliothèque Mériadeck de cette ville (Réserve S 1238), est édité à partir d’un encodage en XML-TEI de façon à présenter le texte selon ses très nombreuses modifications manuscrites autographes. Cette édition numérique permet de chercher dans l’imprimé comme dans les additions et les biffures, ponctuation incluse. Les restitutions, indispensables du fait des marges rognées par le relieur, sont effectuées à partir de l’édition de 1595 (exemplaire de l’Université de Cambridge, collection Gilbert de Botton).